mercredi 25 mai 2016

Le Point sur les Négociations Sociales N°3 - 23 mai 2016




ÉDITORIAL
Soyons à la hauteur
L’heure des négociations est arrivée. L’année 2016 sera une année sociale chargée à la DIAC. Dans ce contexte la CFDT refuse les petites phrases, les postures, les pseudo-coups médiatiques et la vente de voyages de rêves. « La CFDT n’a pas pour habitude de subir une négociation ».
Retroussons-nous les manches pour écouter les salariés et mener à bien la négociation d’un accord d’entreprise. A chaque instant, posons-nous la question : quel est l’intérêt des salariés ? Construisons ensemble les relations sociales adaptées aux mutations de la DIAC du XXIe siècle. Les salariés nous le demandent ; la CFDT y est prête. Soyons à la hauteur !
Akim LAMOURI, délégué syndical
DIRIGEANTS RCI 
+20% D’AUGMENTATION !

En 2015, les principaux dirigeants du groupe RCI Banque ont augmenté leur rémunération de +20%, passant de 1 673 442 € en 2014 à 2 008 866 € !
Soit 15 fois plus que les +1,3% qu’ils ont octroyés aux salariés DIAC en 2015.

UN ACCORD DE MÉTHODE NÉCESSAIRE

Parce qu’il est capital d’aboutir à un accord d’entreprise en faveur des salariés et de l’entreprise, la CFDT a demandé et obtenu la création d’un accord de méthode définissant, dès le départ, les règles de la négociation de l’accord d’entreprise.
Une fois signé, cet accord de méthode permettra de se concentrer sur le fond et d’approfondir les sujets relatifs aux avantages sociaux et aux conditions de travail des salariés.

DES PROPOSITIONS DE LA CFDT

1

En 2016 pour près de la moitié des salariés, les augmentations ont été ridicules par rapport à leur investissement professionnel. Ainsi, pour éviter l’effet pervers de n’avoir plus que des mesures individuelles de rémunération, la CFDT propose donc la création d’une prime d’expérience qui serait plafonnée en nombre d’année et en pourcentage. L’ASF souhaitait justement compenser la perte de l’évolution de la prime d’ancienneté.

2

La CFDT propose la mesure suivante : un engagement écrit de la direction, stipulant que l’évolution de la prime d’ancienneté soit reversée strictement dans la catégorie concernée : techniciens ou cadres.

3

La CFDT demande l’augmentation de tous les salaires minimas DIAC par coefficient, selon l’exemple de l’ASF.

4

La CFDT demande que les bonifications soient validées jusqu’à la fin de période de prise des bonifications au 30/04/2017. Puis la CFDT veut améliorer la prise des jours de bonifications selon la convention collective ASF.

5

La CFDT demande que les jours « séniors » soient validés jusqu’à la fin de période de calcul des congés au 31/05/2017. Puis de mettre en place une ½ journée sénior par mois comme Renault.

6

La CFDT demande le recalcul, de tous les niveaux intermédiaires au prorata temporis, de la prime d’ancienneté de plus de 15 ans pour maintenir l’avantage acquis individuel.



 
LE CALENDRIER DE LA NÉGOCIATION DE L’ACCORD D’ENTREPRISE

Seules la CFDT et les deux autres organisations syndicales représentatives de l'entreprise ont le pouvoir de négocier et de signer.
Au total il y aura 13 réunions dont la première dédiée à la préparation d’un accord de méthode pour faciliter la négociation de l’accord de substitution.




mardi 12 avril 2016

CFDT DIAC NEWS N°16 - LE FUTUR C’EST NOS EMPLOIS



LE FUTUR C’EST NOS EMPLOIS
Etre « mobtech » ou ne pas être
La transformation digitale est-elle la priorité n°1 de la DIAC ? Les clients attendent des solutions plus fluides, plus simples, plus efficaces et moins chères. Cela impose une nouvelle expérience client, plus exigeante. C’est aussi une révolution technologique. RCI va-t-elle devenir une entreprise technologique voire « mobtech » et non plus une banque ?

La CFDT DIAC a besoin d’avoir le dialogue avec la direction sur l’avenir de nos métiers. Il faut savoir où l’on veut être amené, donner un cap, quels moyens on y consacre… Il faut que ce soit discuter. Sinon les salariés seront les perdants de la révolution digitale à la DIAC.
Les représentants CFDT du personnel ont une vision, une préoccupation, une stratégie de l’entreprise. Il faut les écouter.
Avec le numérique on risque d’avoir une décennie de conflits à tous les étages s’il n’y a ni cap ni moyens.

La remise en cause de nos modèles actuels
La révolution numérique change notre cerveau. Nous ne sommes qu’au début de cette révolution structurante.
Selon Jeremy RIFKIN, économiste et prospectiviste américain, auteur du concept de troisième révolution industrielle, estime que cette dernière pourrait générer des milliers d’entreprises et des milliers d’emploi pour les décennies à venir. Selon des rapports divergents, dans dix ans, 57% des emplois seront détruits et 50% des emplois n’existent pas encore. On peut philosopher longtemps sur les chiffres mais la vérité c’est qu’on ne peut pas savoir ce qu’il en sera dans le futur. On rentre dans un monde inconnu et extrêmement changeant. Au-delà de ces incertitudes, il faut repenser les solutions, notre organisation, notre travail…

Tout va changer. La cible n’est pas définie dans le temps. Il faudra s’adapter constamment et de plus en plus en rapidement. Il ne faudra pas traiter nos volets social et économique comme auparavant. C’est fondamentalement positif. Le voyage va être un peu long et ne sera pas un long fleuve tranquille. Si on ne met pas les moyens énormes sur le digital, nous risquons de perdre nos clients qui iront voir la concurrence plus agile que nous. Il faut que la direction explique quelle est notre ambition pour que les salariés suivent notre futur modèle. Les salariés devront évoluer depuis un métier vers un autre mais pour cela il faut les accompagner et avoir un vrai plan de formation sur le moyen – long terme.

On a une intensification des tâches due au numérique. A cela s’ajoute une densification et une complexité du travail. On assiste à un éclatement des unités de lieu, de travail, de temps, à l’abolition des frontières entre vie privée / vie professionnelle. Transformation de liens de subordination : elle n’est plus que juridique mais aussi économique.
Le numérique ne doit pas être plus de charges avec moins car l’informatique doit compenser. Ce qui est faux. Gare aux risques psychosociaux (RPS) ! Des études prospectives montrent que les RPS risquent d’augmenter.
Repensons donc nos modèles socio-économique et organisationnel !
L’expérience « salarié »
On parle beaucoup d’expérience « client » mais qu’en est-il de l’expérience « salarié » et notamment la place du salarié dans la DIAC pour la prochaine décennie ? Une nouvelle direction de l’expérience client va voir le jour. La CFDT DIAC demande à la direction d’élargir son champ d’action en la renommant « direction de l’expérience client et salarié ».
La vague est là. Soit on l’affronte en cherchant une stratégie soit on se la prend.
La vraie question est : est-ce une menace ou une opportunité ?
Une menace ? Les salariés le sentent.
Une opportunité ? Il  faut la préparer et surtout comment on la prépare ?
Il faut redéfinir le modèle sociale et économique de la DIAC. Avoir la capacité à être agile par de la négociation et à trouver des solutions innovantes. Il est normal d’avoir peur et la peur des salariés est légitime. Cette crainte, il faut la minimiser par la mise en place de formation, protection sociale, accompagnement pour rebondir…
Il n’y a pas de fatalité si l’on investit dans la formation et l’accompagnement des salariés.
La CFDT DIAC ne veut pas d’une discrimination salariale telle que :
Ø  Les uns qui innovent grâce au sujet du digital
Ø  Les autres qui sont à la remorque
Le cahier revendicatif de la CFDT DIAC est plus large que cela mais le champ des possibles est ouvert si l’on remet aussi en cause le syndicalisme. Avec la CFDT passons au syndicalisme 2.0.
Le futur est déjà là !
La DIAC est-elle taillée pour affronter le futur ? Il n’est pas encore tard pour s’y préparer. Les outils sont inadaptés à nos envies de croissance. Et l’employabilité des salariés ? La CFDT DIAC ne cesse de le rappeler depuis des années.
Comment imaginons-nous la DIAC dans les prochaines années ? Quid aussi des constructeurs automobiles ?
Notre métier va évoluer, nous le réinventons avec les salariés, le réseau et les clients. Aujourd’hui la DIAC est la captive du constructeur mais demain, avec les révolutions numérique et écologique, le constructeur pourrait bien devenir captif de la DIAC. Ce sera sûrement un monde dans lequel, la mobilité aura été repensée.
Un monde dans lequel on a :
Ø  Des logiciels apprenants pour répondre à l’afflux de mails des clients.
Ø  Des robots permettent de donner des services de gestion adaptés aux clients en fonction de leur profil.
Ø  Des voitures sans chauffeur.
Ce n’est plus de la science-fiction. Le futur est déjà là !
                                              
Laissons faire la machine lorsque la tâche est surhumaine et faisons monter en compétence les salariés sur des tâches à forte valeur ajoutée.
Dès maintenant, préparons-nous à construire le futur de la DIAC et celui des salariés ! Il en va de leur employabilité !

La CFDT DIAC veillera à donner une réalité humaine dans cette relation du numérique.

LA CFDT : on dit ce qu’on fait et on fait ce qu’on dit !